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L'église Saint Barthélémy de Lamazière-Basse, par ses dimensions rappelle que la paroisse fut jadis importante. L'une des plus étendues, elle s'allonge en fer de lance entre la Luzège et le Vianon.
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L'unification de la France se réalisa sous l'égide des rois capétiens directs, Philippe Auguste et Saint Louis, notamment. Mais la guerre de cent ans éclata en 1377; la région souffrit: batailles, destructions, brigandages (Geoffroy Tête Noire). L'église fut très abimée. Une nouvelle période de calme et de prospérité dura jusqu'en 1560. les habitants vivaient mieux, leur nombre augmenta, l'église fut agrandie. C'est l'évêque de Limoges qui nommait les curés...: " Imposés 322 livres en 1777, ils apprenaient par là que leur église venait la quatrième par ordre d'importance dans l'archiprêtré de Saint Exupéry; celles de Soursac, de Saint Julien près Bort et d'Ussel lui étant seules supérieures, sous le rapport du rendement" Abbé Poulbrière. Pour preuve de son importance, aux XVIIè et XVIIIè siècles, dans un ouvrage de l'abbé Nadaud, on lit: "... La Mazière, près de Ventadour, nommé aussi Mazièrat: cure de 995 habitants; patron: Saint Barthélemy; communiants: 820; revenu annuel: 1900 livres; décimes: 320 livres; ...". C'est à cette époque, vraisemblablement à l'initiative d' Angélique de Fontanges que la superbe chaire prit place, puis la table de communion. |
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A la Révolution, des dégradations furent commises; le Maître-Autel, notamment, fut brûlé. Au cours des XIXè et XXè siècles, l'église fut restaurée: consolidation des murs, réfection de la toiture, ouverture des fenêtres, installation de vitraux, peintures intérieures ... Lieu de culte, recueil de souvenirs familiaux, mémorial d'histoire locale, le vieil édifice est monument historique depuis 1971. Solide comme à ses premiers jours, il conserve fièrement ses repères archéologiques, ses souvenirs historiques, ses oeuvres d'art que nous vous invitons à visiter. Maurice Roussel Un opuscule dédié à l'église Saint Barthélemy est en vente en Mairie au prix de 7 €. |
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Vieilles Croix |
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Annonçant un village, jalonnant d'antiques ''charrères'', parfois cachées dans les broussailles, les vieilles croix de Lamazière-Basse offrent une riche moisson de témoignages, souvenirs et légendes. Témoignages de la lente conversion des populations païennes, souvenirs de soldats partis pour la guerre, légendes de diables, de loups, d'enfants morts sans baptème... |
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... et aussi, croix de Pellaou, croix d'Angèle Siauve, croix de Traux, croix du missionnaire de Verviolle, ... |
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Mairie |
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C'est une ancienne maison presbytériale construite en 1629. Récemment restaurée, elle présente une entrée accessible par un escalier monumental. Les plafonds ''à la française'' comporte des poutrelles de style Louis XII. Cette bâtisse était directement reliée à l'église par une passerelle qui aboutissait à la ''porte du curé'', murée depuis longtemps. Elle était couverte de ''pierres tuilées'', et les cours, jardins, écuries lui étant attenants étaient clos de hauts murs. En 1793, devenue maison commune et école de garçons, elle est vendue comme ''bien national'' et va, dès lors, porter le nom de ses propriétaires. Elle est, tour à tour, ''maison de Loménie'', ''de Lacroix de Castries'', ''Boy de Lacombe'', ''Chillaud'' ...
Au début du XXème siècle, elle appartient à un nommé Madelrieux, plus connu sous son surnom de Crémelin. ''En ce début de XXème siècle, le propriétaire de ladite maison était réputé pour sa ladrerie. Lorsqu'il employait un ouvrier, il allait, disait-on, jusqu'à retrder le soir son horloge d'un bon quart d'heure. Aussi, l'avait on surnommé en dialecte local ''Lou Craemalin'' (expression venant d'''écrême-lait'', synonime de radin). Safemme était devenue ''la Cremeline'' et sa maison ''le cremelin''.
Une autre version, peut-être moins vraisemblable, mais aussi originale, fait intervenir les jeunes Mazièrois engagés dans les troupes napoléoniennes du premier Empire. Certains ont fait la campagne de Russie ... et en sont revenus. Ils ont vu, au loin, brûler Moscou et le plus grand palais de la capitale des tsars, le Kremlin. Revenus chez eux, ils ont tout naturellement, donné ce nom à la plus grande maison du village ... |
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